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Les cinemas de CONTES

Les cinemas de CONTES

Contes, petit village de l'arriére pays Nicois entre plaines et collines, a possédé jusqu'aux années 70 une salle de cinéma. Cet unique établissement voué au 7éme art s'appelait le FORUM. Aujourd'hui les Contois doivent se déplacer sur Nice pour ce faire une toile.

Le FORUM

               

            

      Le cinéma FORUM de Contes unique cinema du village pendant des décennies, possédait 250 fauteuils ainsi qu'une scéne de 25 m2 pouvant recevoir des attractions et spectacles divers. Beneficiant d'un systéme de chauffage pour les rudes journées d'hiver, ce cinéma se situait au quartier de la Grave dans la partie basse du village. Sur le coté droit du batiment se trouvait la caisse. L'entrée se faisait sur le devant soit par la facade principale. L'édifice qui se partageait entre la salle de spectacle et un appartement situé à l'étage superieur, a de nos jours en grande partie conservé sa décoration exterieure d'origine. Avec un style art déco tardif, typique des cinémas édifiés au sortir de la second guerre mondiale, l'ensemble affiche clairement sa vocation de loisir. De nos jours plus rien ne subsiste de la decoration intérieure, si ce n'est les volumes . Le cinema est de nos jours occupé par un petit supermarché. 

 

 
Les cinemas de VALLAURIS

Les cinemas de VALLAURIS-GOLFE JUAN

Vallauris cité des Potiers, faillit bien devenir la cité du cinéma ! Plaisanterie me direz vous, pas completement vous repondrai-je. En effet, Vallauris fut de nombreuses années la ville des Alpes Maritimes à avoir proportionellement au nombre d'habitants le plus grand nombre d'écrans, soit pas moins de 5 cinemas pour tout juste 10000 habitants ! La commune qui se compose de deux agglomerations (Vallauris centre et le quartier de Golfe Juan) possédait ainsi le meilleur équipement en cinemas parmi toutes les petites villes de la Cote d'Azur.

On y trouvait respectivement:

L'EDEN, le CINEMONDE et le PIGALLE au centre du village puis le CASINO et le cinema LA CIGALE au quartier du Golfe Juan. De nos jours, plus aucun cinema n'est en activité sur la commune, cependant il y reste encore pas mal de traces de cet age d'or.

Le PIGALLE

34 Boulevard Maurice Rouvier

         

          

Le cinéma PIGALLE longtemps et à juste titre consideré par les habitants de Vallauris comme  le plus luxueux cinema du centre du village, ouvre aux alentours des années 50 sur le boulevard Maurice Rouvier . Avec son architecture typique de l'aprés guerre, la flambante salle a de quoi plaire. 350 fauteuils confortables attendent les cinephiles dans un cadre luxueux et feutré. Premier etablissement équipé du Cinemascope, le PIGALLE va traverser plusieurs decennies, jusqu'à ce que ultime survivant, mais dans un etat de décrepitude avancé, il ferme définitivement ses portes. De nos jours, il n'est pas bien difficile de reconnaitre un ancien cinema, puisque meme l'enseigne est toujours en place. Le batiment qui s'étiole d'avantage d'année en année, n'est que l'ombre de lui même, mais l'integralité de ses facades a été conservée. Il n'en est, hélas, pas de même à l'interieur. En effet, parceque transformé dés sa fermeture en brocante, il a dans un premier temps perdu l'integralité de ses fauteuils, puis progressivement toute sa décoration interieur. De nos jours, les locaux sont dans un triste état pour ceux qui ont connu  l'illustre établissement au temps de sa gloire. Mais en y regardant d'un plus prêt, on peu encore imaginer les cavalcades endiablés des westerns qui regalaient jadis petits et grands et les baisers langoureux des grandes fresques romantiques qui faisaient rougir les jeunes filles qui revaient assisent dans un fauteuil confortable face à l'écran géant.  Comme tout passe tout lasse, depuis un triste jour de1984, tout celà n'est plus que souvenir.

           

  

La CIGALE

 8 avenue du Midi

          

Le cinema CIGALE certainement nommé ainsi en reférence au grand cinema Parisien du même nom, est construit dans les années 30 en plein coeur du quartier de Golfe-Juan. Splendide batiment dans le pur style art déco,  ce cinema posséde une trés vaste salle dotée d'un profond balcon pour un total de 550 fauteuils. Un vaste hall d'ou part un escalier menant au balcon, permet l'accés à l'orchestre de la salle. Magnifiquement décorée, la salle posséde un écran géant encadré de magnifiques rideaux. Clein d'oeil au nom de la salle, une cigale géante en céramique et fer forgé a été placée au dessus de l'écran. Fermé au tout début des années 80, la Cigale conserve l'intégralité de ses équipements jusqu'au années 90 ou les fauteuils de couleur mordorée, sont arrachés, le hall, la cabine de projection dépossedés de leur mobilier. Le cinema va progressivement sombrer dans la ruine, régulierement pillé et saccagé sa démolition est prévue et le magnifique batiment doit laisser place à une residence. Heureusement, le projet est avorté et le batiment entiérement réabilité est actuellement transformé en supermarché. La facade qui a béneficié trés récement d'une restauration dans les régles de l'art est redevenue comme par le passé la fierté du quartier.  

 
Les cinemas d'ANTIBES

                                                                                                                                                  Antibes, sans conteste une des plus belles villes du Sud de la France,  c'est pour beaucoup son Cap d'antibes et ses belles villas ombragées par des pins parasols centenaires et éclairées la nuit venue par les faisceaux lumineux et bienveillants du phare qui dit on est le plus puissant de la méditerranée. Pour d'autres c'est d'avantage sa vieille ville lovée à l'abris de remparts rassurants et qui n'a d'égale, que la beauté de la mer qu'elle n'a de cesse de contempler depuis des siécles. Pour d'autres encore, c'est son port si typique et son fort si singulier. Pour les noctambules, c'est les nuits juanaises. Pour tous, c'est une douceur de vivre,  un lieu à part  qui a su garder son ame . Antibes à ses heures de gloire, que nous situerons aux alentours des années 50/60, possédait 9 cinémas. Cinq en centre ville:  le CLUB (source Sylvian Coudène), le REX, le CASINO, le PALMARIUM,  et le plus fameux d'entre tous, l'ANTIPOLIS. Deux dans le quartier de Juan les Pins: le RITZ et le CAPRI. Un au quartier de la Fontonne-Azurville: le FONTONIA également baptisé le STUDIO 56. Enfin une petite salle de cinema Paroissiale au quartier de Super Antibes. D'autres cinémas ont existé à Antibes Juans les Pins avant les années 50, nous nous interesserons à ceux posterieurs à cette période.

Le REX              (12 Rue Lacan)

             

Le cinema REX était situé au n°12 rue Lacan face à la Grande Poste d'Antibes. Ce cinéma à salle unique, ouvre aux alentours des années 40 en lieu et place d'un cinema plus ancien. D'une architecture trés moderne pour l'époque, le REX ne passe pas inaperçu au milieu des constructions beaucoup plus anciennes. Ainsi à l'époque,  la nouvelle facade d'un blanc immaculé bardée de néons tranche singuliérement avec le paté de maison qui l'entoure. Le nouveau cinema doit être visible de loin lorsque l'on descend la rue de la République, artére importante qui relie la vieille ville avec le centre ville moderne. D'une capacité de 500 fauteuils, la salle béneficie d'une belle hauteur sous plafond et d'un spacieux balcon ou certes les places sont plus onéreuses mais la visibilité bien plus satisfaisante qu'au parterre. A l'origine, la facade peinte en blanc avec soubassements marbre, possédait des élements architectureaux  de part et d'autre de la cabine de projection qui apparait encore de nos jours en saillie sur la facade. Au dessus de celle ci, le nom en lettres geantes maçonnées et rehaussées de néons a disparu il y a maintenant un quinzaine d'années alors que le batiment avait déja été transformé en supermarché-droguerie. Malgré la disparition de ces vestiges, l'ensemble a gardé la physionomie typique d'un vieux cinéma. Aprés une longue carriére, le REX longtemps spécialisé dans les westerns, les peplums et autres films populaires, va se convertir à la pornographie. La salle vieillissante ferme definitivement ses portes dans les premiers mois de la décennie 80. 

             

Le CAPRI          (20 Avenue de Cannes/ Route Nationale 7)

Le cinema CAPRI

Le cinéma CAPRI ouvre vers 1966 sur la nationale 7 en lisiére du quartier de Juan les pins, alors station balnéaire la plus courue du sud de la France. Cette magnifique et luxueuse salle d'une capacité de 600 fauteuils possédait un écran géant et des installations ultra modernes (pour une description compléte je vous conseille vivement la consultation du passionnant article de Sylvian Coudène http://www.in70mm.com/news/2005/capri_antibes/french/index.htm. ). Le CAPRI que fréquentaient assiduement mes parents à selon eux, fermé en 1973, puis devenu un temps un Dancing, il disparut remplacé par un hall-expo de bateaux de plaisance.

Le PALMARIUM               (12 Place de Gaulle)

Le PALMARIUM, magnifique cinéma dont le nom de baptéme fait réference aux jardins d'hiver ou l'on faisait pousser des palmiers et autres plantes exotiques au début du siécle dernier, prend la place à partir des années 30 de l'ancien théatre du Grand Hotel devenu un temps un cinéma nommé GRAND THEATRE. Cette splendide salle possédait à ses débuts plus de 850 fauteuils, elle était integrée aux locaux qui accueillaient quelques temps auparavant les salles de jeux et salons du Casino municipale d'Antibes qui connut ses heures de gloire à la belle époque. L'entrée principale du cinéma se faisait par 3 portes cintrées au dessus desquelles s'étalait en lettres monumentales le nom du cinéma. Aprés un vaste et long hall, on accédait à l'immense salle par un grand escalier. Rénové au gré des différentes modes, ce cinéma disparait en 1968 dans un terrible incendie qui faillit détruire le splendide immeuble dans lequel la salle de spectacle se trouvait.

Le CASINO                 (6 et 8 Avenue du 24 Aout)

Le Cinéma CASINO prend la place dés les années 20, d'un ancien cinéma  qui occupait la salle de théatre d'un ancien casino de jeux. Le cinéma qui possédait dans les années 60 un total de 600 fauteuils repartis entre l'orchestre et un balcon, fut divisée au début des années 80 en 3 salles. Sa facade inchangée depuis le début, posséde encore les caractéristiques des cinémas du début du siécle, avec sa cabine de projection en saillie (comme au Rex), ses moulures et corniches. C'est aujourd'hui, ce depuis la fermeture du REX au début des années 80, puis du RITZ vers 1987, le seul cinéma de la ville.

Le RITZ                      (14 Avenue de l'Esterel)

Le cinema RITZ était situé en plein coeur de Juan les Pins à quelques pas de la gare des chemins de fer. La salle d'une capacité de 350 fauteuils etait spécialisée dans les films commerciaux et populaires. On accédait à celle ci depuis un hall situé au rez de chaussé d'un immeuble des années 30. le RITZ a succedé à un cinéma plus ancien nommé ORPHEUM, au début des années 80, la structure est plus que vieillissante et la programmation limitée à des films de serie B ou autres nanards n'attire plus grand monde. Le cinéma ferme définitivement dans les derniéres années de la décennie 80, peu de temps aprés il fut remplacé par une banque.

 
les cinemas de BEAULIEU sur MER

Beaulieu sur mer, petite cité balnéaire située au contrebas d'une route en corniche face au splendide panorama de la Mediterrannée, posséde encore à l'heure actuel un cinema: LE CASINO. Partie intégrante du splendide casino de jeux de la ville, ce cinéma à salle unique est de nos jours le seul entre Nice et Menton.

Dans les années 60 et jusqu'aux années 70, Beaulieu sur mer possedait encore 2 cinemas: le CASINO et le REX.

LE REX

            

Le cinéma REX date des années 50. Archetype des cinémas de cette époque, il arbore une facade emprunte d'une certaine monumentalité, aux lignes épurées. Parcequ'à cette époque le cinéma est le loisir de réference, les salles doivent etre facilement repérables par celui qui traverse la ville. Obeissant aux réferences architecturales du style "Paquebot " alors trés en vogue à cette époque, le REX arbore en facade une série de trois hublots. Le fronton au dessus de l'entrée principale, accueillait jadis un grand affichage surmonté des trois lettres géantes maconnées du mot "REX". A l'origine mise en valeur par un jeux de néons, la facade actuelle est restée quasiment la même qu'à l'origine. Seules les lettres encore en place il y a moins d'une dizaine d'années, manque à l'ensemble. Le REX comme bon nombre de cinemas d'alors, possédait une salle avec balcon pour un total de 200 fauteuils. Une petite scéne de 2 metres par 4, permettait en plus des spectacles cinematographiques, d'accueillir des attractions. Ce beau cinéma ferme définitivement dans les années 70. 

 
Que sont devenus nos cinemas d'Antan ?

De nos jours, hormis les grandes agglomerations, plus aucune petite ville ou village ne posséde de cinema dans les Alpes Maritimes. La démocratisation de la télévision dans les foyers dés la fin des années 60, des normes de plus en plus exigeantes en matiére de securité et plus largement la desaffection progressive pour le cinema en salle, voila à quoi l'on doit la disparition de nos salles de cinema, jadis élement indispensable à la vie sociale et culturelle de nos cités. Entre les années 60 et aujourd'hui Cannes est passée de 13 cinemas à 3, Nice de presque 60 à 6 ! Antibes de 7 à 1, Grasse de 5 à 1, voir meme pour illustrer les cas extremes Vallauris-Golfe juan de 5 à 0. Qu'en est il aujourd'hui de ce que furent ces lieux ? Livrés à la démolition, transformés en supermarché, en bazar à 3 sous ?. Avec ce blog, je propose à tous les passionnés de cinéma, un voyage dans le temps, mais pas seulement. Une traversée longue de plusieurs decennies au travers d'un épopée fantastique, celle du 7eme art et de ses batisseurs, ce au travers des traces matérielles qui jalonnent nos villes et nos campagnes.  Ce relevé se veut volontairement non exhaustif, car il est tiré d'un travail beaucoup plus conséquent mené depuis de nombreuses années. Dans cette perspective, ne figureront sur ce blog que des photographies recentes et des historiques expurgés qui je l'espére satisfairont tout de même, les lecteurs.

 

 
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